Genre et (post)colonialisme


Le premier axe de recherche se concentre sur le genre et le (post)colonialisme, notamment au travers des études sur la littérature coloniale et postcoloniale féminine du 20ème siècle. Les recherches de Stéphanie Loriaux ont permis de distinguer deux volets reflétant les moments phares de l’histoire de la colonie des Indes néerlandaises. La première partie s’étend du début du 20ème siècle - avec l’émergence d’une politique éthique dans la colonie - à l’entre-deux-guerres qui sonne le glas de l’âge d’or de la colonie. La seconde partie s’inscrit dans un contexte post-colonial. Elle s’étend de la seconde guerre mondiale à nos jours et couvre les ouvrages relatifs à l’occupation de la colonie par les Japonais, à la douloureuse indépendance de celle-ci et au retour au ‘paradis perdu’. L’objectif de ce travail est de retracer l’histoire de la littérature féminine des Indes néerlandaises, avec tout ce que celle-ci comporte de parallèles et d’évolutions, mais aussi de subjectivité et de contradictions. Analysée dans sa globalité, cette littérature féminine coloniale pourra enfin prétendre à la reconnaissance de sa valeur tant littéraire qu’historique de la part du monde scientifique néerlandais. Dans cette même perspective, une deuxième partie de l’étude est consacrée à l’analyse de l’oeuvre de l’écrivaine néerlandaise Hella Haasse, en particulier les romans psychologiques De verborgen bron (1950), Cider voor arme mensen (1960) et De meermin (1962) (étude e.a. de la relation mère-fille), et les romans post-coloniaux Oeroeg (1948), Heren van de thee (1992) et Sleuteloog (2002). Enfin,  un troisième volet concerne la littérature postcoloniale féminine dite de la ‘deuxième génération’ d’écrivains indo-néerlandais, avec des auteures telles que Marion Bloem ou Lin Scholte, qui thématisèrent dès les années 80 la problématique identitaire entre deux cultures, entre deux héritages, entre assimilation au présent et respect de la tradition. Il s’agit d’une analyse parallèle de ces auteures, en particulier de la problématique identitaire découlant d’une existence entre deux cultures, entre deux héritages, entre assimilation au présent et respect de la tradition.
Les recherches d’Amandine Lauro s’inscrivent dans cette lignée, tout en reprenant une perspective historique puisqu’elles portent sur les politiques du mariage et de la sexualité au Congo Belge (1908-1960). Croisant l'histoire de la colonisation avec l'histoire du genre et des sexualités, elles interrogent la manière dont le genre structure les catégories raciales, la "mission civilisatrice" et donc les projets coloniaux qui y sont liés. Ses axes de recherches sont l’Histoire du genre, des sexualités, de la colonisation, de l'Afrique, l’articulation des concepts et catégories race/genre, le genre et la multiculturalité

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